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Juste Les Mots !

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 03:14

" Les maux du corps sont les mots de l'âme. Ainsi, on ne doit pas chercher à guérir le corps sans chercher à guérir l'âme. "


PLATON FLAUBERT (-427/-347)

Né et mort à Athènes, ce philosophe aristocrate grec fût l'élève de Socrate.
Son oeuvre et ses réflexions sans limitation de domaine, se présentent comme une recherche de la vérité, un discours vrai...

La réalité à portée de l'être humain. 

 

Platon

Platon

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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 06:49

" Si le plus grand plaisir des hommes est de se payer le corps des femmes, le plus grand plaisir des femmes est de se payer la tête des hommes ! "

 

" Quand nous regardons une femme, nous pensons à nous, tandis qu'elle, maligne, c'est à nous qu'elle pense. "

 

" Il faut courtiser sa femme comme si jamais on ne l'avait eu... Il faut se la prendre à soi-même. "

 

" Femme, je vous adore comme on adore une édition originale avec ses fautes. "

 

" Le meilleur moyen de faire tourner la tête à une femme, c'est de lui dire qu'elle a un joli profil. "

 

" Je conviendrais bien volontiers que les femmes nous sont supérieures, si cela pouvait les dissuader de se prétendre nos égales. "

 

 

Alexandre Georges-Pierre Guitry alias Sacha Guitry (1885-1957)

Né à St Pétersbourg (Russie) en février 1885 et emporté par la maladie à Paris en juillet 1957.

 

 

Cet écrivain précoce, auteur dramatique prolifique, comédien, metteur en scéne de théâtre, réalisateur et scénariste de cinéma, a écrit 124 pièces de théâtre en majorité, des succès, dont 17 adaptées au cinéma par ses soins et 36 films au cinéma (interprète dans la quasi-totalité).

Il est le fils de Lucien Guitry (1860-1925) célèbre commédien de théâtre et de Renée de Pont-Jest (fille d'un journaliste reconnu).

 

Pseudo-misogyne, il s'est marié 5 fois et était fou des femmes !

Humour caustique, mots d'esprits,... fervent des mots, des phrases, il a des centaines de citations à son actif.

Ce grand homme repose au cimetière de Montmartre à Paris.  

 

Quelques titres :

- La poison,  
- Nono,

- Toâ,

- Si Versailles m'était conté...,
- Désiré,

- Assassins et voleurs,

- Le roman d'un tricheur,

- Mon père avait raison, etc...

 

Sacha-Guitry.JPGFaisons un rêve (1937)

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 20:37


" Les erreurs sont les portes de la découverte. "

" Dieu a fait l'aliment ; le diable, l'assaisonnement ! "

James JOYCE, écrivain irlandais expatrié, alias " l'irlandais ".
Né à Dublin en février 1882, décéde à Zürick en janvier 1941, presque aveugle (iritis).

Cet écrivain irlandais séjournera à Paris dans les années 1900 et 1920, pour au départ, faire des études de médécine, puis pour finir son titre " Ulysse ".
Il est considéré comme l'un des écrivains les plus influents du 20ème siècle.
Il aime jouer avec les lettres, les mots et les sons.

L'héritage paternel de Joyce est l'alcoolisme. Pour son père comme pour lui, cette tendance leur occasionnera de lourds déboires.

Des nouvelles aux textes poétiques complexes, de la littérature jeunesse aux romans policiers,... 

Quelques-uns de ses titres:
- Gens de Dublin,
- Petits romans noirs irlandais,
- Ulysse,
- Dedalus,
- Le chat et le diable,...


" Joyce connaît l'âme féminine comme s'il était la grand-mère du diable ! " Carl Gustav Jung

James-Joyce.jpg

 P'tites notes : Extraits de courriers intimes pour sa compagne Nora.

" Pourquoi ne devrais-je pas te donner le nom que je te donne continuellement dans mon coeur ? Qu'est-ce qui m'empêche si ce n'est qu'aucun mot n'est assez tendre pour être ton nom ? " 27/09/1904

 " Ma petite canaille d'écolière aux yeux doux, sois ma putain. " 02/12/1909

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 06:37

Ô Portes de ton corps
Elles sont neuf et je les ai toutes ouvertes
Ô Portes de ton corps
Elles sont neuf et pour moi se sont toutes refermées

À la première porte
La raison claire est morte
C'était t'en souviens-tu le premier jour à Nice
Ton œil de gauche ainsi qu'une couleuvre glisse
Jusqu'à mon cœur
Et que se rouvre encore la porte de ton regard de gauche

À la seconde porte
Toute ma force est morte
C'était t'en souviens-tu dans une auberge à Cagnes
Ton œil de droite palpitait comme mon cœur
Tes paupières battent comme dans la brise battent les fleurs
Et que se rouvre encore la porte de ton regard de droite

À la troisième porte
Entends battre l'aorte
Et toutes mes artères gonflées par ton seul amour
Et que se rouvre encore la porte de ton oreille de gauche

À la quatrième porte
Tous les printemps m'escortent
Et l'oreille tendue entends du bois joli
Monter cette chanson de l'amour et des nids
Si triste pour les soldats qui sont en guerre
Et que se rouvre encore la porte de ton oreille de droite

À la cinquième porte
C'est ma vie que je t'apporte
C'était t'en souviens-tu dans le train qui revenait de Grasse
Et dans l'ombre tout près tout bas
Ta bouche me disait
Des mots de damnation si pervers et si tendres
Que je me demande ô mon âme blessée
Comment alors j'ai pu sans mourir les entendre
Ô mots si doux si forts que quand j'y pense il me semble que je les touche
Et que s'ouvre encore la porte de ta bouche

À la sixième porte
Ta gestation de putréfaction ô Guerre avorte
Voici tous les printemps avec leur fleurs
Voici les cathédrales avec leur encens
Voici tes aisselles avec leur divine odeur
Et tes lettres parfumées que je sens
Pendant les heures
Et que se rouvre encore la porte de ta narine de gauche

À la septième porte
O parfums du passé que le courant d'air emporte
Les effluves salins donnaient à tes lèvres le goût de la mer
Odeur marine odeur d'amour sous non fenêtres mourait la mer
Et l'odeur des orangers t'enveloppait d'amour
Tandis que dans mes bras tu te pelotonnais
Quiète et coite
Et que se rouvre encore la porte de ta narine de droite

À la huitième porte
Deux anges joufflus veillent sur les roses tremblantes qui supportent
Le ciel exquis de ta taille élastique
Et me voici armé d'un fouet fait de rayons de lune
Les amours couronnés de jacinthe arrivent en troupe
Et que se rouvre encore la porte de ta croupe

À la neuvième porte
Il faut que l'amour même en sorte
Vie de la mie
Je me joins à toi pour l'éternité
Et par l'amour parfait et sans colère
Nous arriverons dans la passion pure ou perverse
Selon ce qu'on voudra
À tout savoir à tout voit à tout entendre
Je me suis renoncé dans le secret profond de ton amour
Ô porte ombreuse Ô porte de corail vivant
Entre les deux colonnes de perfection
Et que se rouvre encore la porte que tes mains savent si bien ouvrir 

Guillaume Apollinaire

 

Guillaume Apollinaire, pseudonyme de Wilhelm Albert Vladimir Apollinaris de Wąż-Kostrowitcki (26 août 1880, Rome – 9 novembre 1918, Paris) est le principal poète français des premières décennies du XXe siècle, auteur des nouvelles et des romans érotiques (les Onze Mille Verges, 1907). Il meurt de la grippe espagnole et est enterré au cimetière du Père Lachaise à Paris.

 

Avec la lettre du 21 septembre 1915, envoyée à Madeleine : " Un poème secret joint à ma lettre te parle des neuf portes. " Le 13 mai 1915, un poème analogue avait été envoyé à Lou.

 

Ce poème est pour toi seule Madeleine
Il est un des premiers poèmes de notre désir
Il est notre premier poème secret ô toi que j'aime
Le jour est doux et la guerre est si douce, s'il fallait en mourir.

Tu l'ignores ma vierge à ton corps sont neuf portes
J'en connais sept et deux me sont celées
J'en ai pris quatre j'y suis entré n'espère plus que j'en sorte
Car je suis entré en toi par tes yeux étoilés
Et par tes oreilles avec les paroles que je commande et qui sont mon escorte.

Œil droit de mon amour première porte de mon amour
Elle avait baissé le rideau de sa paupière
Tes cils étaient rangés devant comme les soldats noirs peints sur un vase grec paupière rideau lourd
De velours
Qui cachait ton regard clair
Et lourd
Pareil notre amour

Œil gauche de mon amour deuxième porte de mon amour
Pareille à son amie et chaste et lourde d'amour ainsi que lui
Ô porte qui mènes à ton cœur mon image et mon sourire qui luit
Comme une étoile pareille à tes yeux que j'adore
Double porte de ton regard je t'adore
Oreille droite de mon amour troisième porte
C`est en te prenant que j'arrivai à ouvrir entièrement les deux premières portes
Oreille porte de ma voix qui t'a persuadée
Je t'aime toi qui donnas un sens à l'image grâce à l'idée

Et toi aussi oreille gauche toi qui des portes de mon amour es la quatrième
Ô vous les oreilles de mon amour, je vous bénis
Portes qui vous ouvrîtes à ma voix
Comme les roses s'ouvrent aux caresses du printemps
C'est par vous que ma voix et mon ordre
Pénètrent dans le corps entier de Madeleine
J'y entre homme tout entier et aussi tout entier poème
Poème de son désir qui fait que moi aussi je m'aime

Narine gauche de mon amour cinquième porte de mon amour et de nos désirs
J'entrerai par là dans le corps de mon amour
J'y entrerai subtil avec mon odeur d'homme
L'odeur de mon désir
L'âcre parfum viril qui enivrera Madeleine

Narine droite sixième porte de mon amour et de notre volupté
Toi qui sentiras comme ta voisine l'odeur de mon plaisir
Et notre odeur mêlée plus forte et plus exquise qu'un printemps en fleurs
Double porte des narines je t'adore toi qui promets tant de plaisirs subtils
Puisés dans l'art des fumées et des fumets

Bouche de Madeleine septième porte de mon amour
Je vous ai vue ô porte rouge gouffre de mon désir
Et les soldats qui s'y tiennent morts d'amour m'ont crié qu'ils se rendent
Ô porte rouge et tendre
Ô Madeleine, il est deux portes encore
Que je ne connais pas
Deux portes de ton corps
Mystérieuses

Huitième porte de la grande beauté de mon amour
Ô mon ignorance semblable à des soldats aveugles parmi les chevaux de frise sous la lune liquide des Flandres à l'agonie
Ou plutôt comme un explorateur qui meurt de faim, de soif et d'amour dans une forêt vierge
Plus sombre que l'Erebe
Plus sacrée que celle de Dodone
Et qui devine une source plus fraiche que Castalie
Mais mon amour y trouverait un temple
Et après avoir ensanglanté le parvis sur qui veille le charmant monstre de l'innocence
J'y découvrirais et ferais jaillir le plus chaud geyser du monde
Ô mon amour, ma Madeleine
Je suis déjà le maître de la huitième porte

Et toi neuvième porte plus mystérieuse encore
Qui t'ouvres entre deux montagnes de perles
Toi plus mystérieuse encore que les autres
Portes des sortilèges dont on n'ose point parler
Tu m'appartiens aussi
Suprême porte
À moi qui porte
La clef suprême
Des neuf portes

Ô portes, ouvrez-vous à ma voix
Je suis le maître de la Clef...

 

 Guillaume-Apollinaire.jpg

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 02:50


" La courtisane est un mythe. Jamais une femme n'a inventé une débauche ! "


Gustave FLAUBERT (1821-1880)

Né à Rouen en décembre 1821, décédé à Canteleu en mai 1880, d'une hémorragie cérébrale.

Cet écrivain séjournera à Paris en 1841, pour des études de droit. Il rencontre Victor Hugo et d'autres artistes de l'époque...

En 1844, il commence la rédaction de l'éducation sentimentale...

Il a marqué la littérature française par la profondeur de ses analyses psychologiques, son souci de réalisme, son regard lucide sur les comportements des individus et de la société, ainsi que par la force de son style dans de grands romans.

Au printemps 1846, que commence sa liaison houleuse avec la poétesse Louise Colet. Jusqu'à leur rupture (la dernière lettre à Louise Colet est datée du 6 mars 1855), il entretiendra avec elle une correspondance considérable dans laquelle il développera son point de vue sur le travail de l'écrivain, les subtilités de la langue française et ses vues sur les rapports entre hommes et femmes.

C'est parmi ces écrits, qu'en 1852, on retrouve la phrase citée plus haut en gras.

 

 

Quelques-uns de ses titres:

- Bouvard et Pécuchet,  
- Madame Bovary,
- Nouvelles 3 contes,
- L'éducation sentimentale,
- Salammbô,...

Gustave-Flaubert.jpg


 

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